Lorsque nous avons réfléchi à notre voyage au Japon, visiter Tokyo ou Kyoto nous semblait incontournable. Se rendre à Hiroshima s’est inscrit aussi très instinctivement sur notre liste. L’histoire de cette ville est tellement forte et malheureusement tragique. On ne pouvait que ressortir plus riche de connaissances au sens large. Mais c’est aussi le point de départ d’une découverte merveilleuse : l’île de Miyajima.
Article remis à jour en janvier 2020
Se rendre à Hiroshima
Rien de plus simple !

Effectivement, rien de plus simple que de se rendre à Hiroshima depuis Kyoto. Il faut prendre le shinkansen, ce train absolument formidable ! Et en 2h30, vous arrivez à la gare d’Hiroshima où vous trouverez une kyrielle de personnes pour vous aider à vous orienter. Au Japon, l’humain reste très important.
Le trajet Kyoto – Hiroshima est inclus dans le JR Pass.
Parc du Mémorial de la Paix d’Hiroshima
Un lieu chargé d’histoire
Le parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima (広島平和記念公園) est le premier lieu que nous souhaitions visiter. Il est situé au centre de la ville. Sur plus de 12 hectares, on trouve de nombreux monuments, tous en souvenir du bombardement à la bombe atomique et dans l’espoir d’une paix durable.
En effet, le 6 août 1945, Hiroshima fut la première ville à être touchée par une bombe atomique (little boy larguée depuis l’Enola Gay). Les dégâts furent considérables.

Comment s’y rendre ?
Depuis la sortie sud de la gare JR Hiroshima,
– 15 minutes en tram à destination de Miyajimaguchi et d’Eba, descendre à l’arrêt Genbaku Domu-mae.
– 20 minutes en Hiroshima Bus à destination de Yoshijima, descendre à l’arrêt Heiwa-kinen-koen.
Lorsqu’on entre dans le parc, vous marchez le long de la rivière Motoyasu, vous trouvez tout d’abord des sculptures, toutes en finesse et en émotion.

Le dôme de Genbaku (原爆ドーム ) est le bâtiment ayant résisté à la bombe le plus proche de l’hypocentre. Aussi, les autorités japonaises ont décidé de le conserver comme une marque visible de ce qui s’est passé ici. Et effectivement, lorsque vous vous trouvez devant, difficile de ne pas être ému.
Classé aux monuments historiques en 1995, le dôme est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1996.
« le dôme est devenu un monument universel pour l’humanité entière, symbolisant l’espoir d’une paix perpétuelle et l’abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre »
UNESCO
Des travaux ont permis de le protéger des aléas climatiques, le vent et la pluie s’attaquant à la structure en brique du bâtiment.


Ce monument représente deux mains jointes au niveau des poignets. Une flamme brûle depuis le 1er août 1964 au centre de celles-ci. En effet, on a voulu symboliser la lutte contre les armes nucléaires. Ainsi, les autorités japonaises ont décidé qu’elle brûlera jusqu’à ce que toute « forme d’arme nucléaire soit éradiquée ».

Le monument de la paix des enfants (原爆の子の像) est parmi un des plus émouvants que nous ayons vu. Un élément le distingue des autres : il est le seul à avoir de la couleur tout autour.
Il est composé d’un dôme de granit sur lequel se dresse une enfant, Sadako Sasaki, tenant une grue dans ses mains. Malheureusement, cette petite fille âgée de 2 ans au moment du bombardement, fut atteinte d’une leucémie (suite aux radiations) et mourut alors qu’elle n’avait que 12 ans. Et il faut savoir qu’une légende au Japon raconte qu’un vœu peut être exaucé si vous fabriquez 1000 grues en origami. Sadako Sasaki commença à plier le papier pour construire ses 1000 grues mais ne put atteindre son but.
La grue est maintenant un symbole de Paix au Japon.
En outre, au pied de ce monument, vous pouvez lire ce message de paix :
これはぼくらの叫びですCeci est notre cri.
これは私たちの祈りですCeci est notre prière.
世界に平和をきずくためのPour construire la paix dans le monde

Il existe des cloches à l’extérieur placées en 1964 dans le parc de la Paix mais aussi en intérieur, dans le musée de la Paix, de plus petite taille et installées en 1967. Il s’agit d’un symbole supplémentaire dans ce parc. Mais qui a son importance ! Car le Japon a choisi 100 sons qui font partie du patrimoine japonais et celui produit par la cloche fait partie de cette liste.

Cette tour honore les étudiants dont 6907 ont trouvé la mort lors du bombardement. Ainsi, avec ses 12 mètres de haut, les 8 colombes et la statue de la déesse de la paix, ce lieu rend hommage une fois de plus à tous ceux qui péri et inspire le silence, la réflexion, l’émotion.
Sachez qu’il existe des dizaines d’autres monuments disséminés dans ce parc. Au gré de votre visite, on s’attarde ou pas.
Musée du mémorial de la Paix
Une visite tout en émotion
Tarif du musée : 200 yens soit environ 1.70 euros (100 yens pour les étudiants et gratuit pour les enfants)
Horaires du musée : de mars à juillet, 8 h 30 – 18h
en août, 8 h 30 – 19h
de septembre à novembre, 8 h 30 – 18h
et de décembre à février, 8 h 30 – 17h

Lorsqu’on marche en direction du musée, on voit se dessiner un grand bâtiment, tout en longueur, d’une grande simplicité. La sobriété, c’est vraiment ce qu’inspire cette construction.
Mais l’intérieur est tout autre. En effet, comment ne pas être envahi d’émotions de toutes sortes lorsqu’on se retrouve face aux photos, aux reconstitutions, aux objets exposés. De salles en salles, on prend conscience de l’ampleur du désastre; on comprend comment cela a pu arriver.
N’hésitez pas une minute, cette visite vous apportera. Et prévoyez beaucoup de temps : on parcourt tout le parc en s’arrêtant de nombreuses fois pour observer, pour lire, pour s’imprégner; l’objet du musée impose tout naturellement une découverte lente.
Enfin si vous souhaitez plus d’informations, voici le lien pour visiter le site du musée :
La gastronomie
Okonomiyaki-mura
Après la visite du parc et du musée de la Paix, goûter à la spécialité d’Hiroshima s’annonçait des plus réjouissant. En effet, la ville offre un plat original : l’okonomiyaki. C’est une espèce de crêpe de pâtes agrémentées avec de la viande ou du poisson. Et comme dans beaucoup de restaurants au Japon, les cuisiniers la préparent devant vous; les tables ont en leur centre une plaque chauffante pour les conserver au chaud.
C’est succulent ! Nous avons passé un très bon moment autour de ce plat dans un restaurant bondé (il y avait une queue jusque loin sur le trottoir !).






