Aurore boréale en Islande : guide complet pour un voyage magique

Qui n’a pas de rêves dans sa vie ? Avez-vous votre « bucket list » ? On rêve, on rêve… Mais un jour rêver ne suffit plus. Il faut passer à l’action !

Voir une aurore boréale en Islande figurait en première place de ma « to do list ». Nous avons tous dû vivre une période hors du commun, inimaginable pendant la pandémie. On s’est retrouvé enfermé dans nos appartements ou nos maisons. Et comme beaucoup je pense, durant ce temps suspendu, on a rêvé plus que jamais aux grands espaces, aux lieux virginaux symboles d’aventure, de liberté, à prendre un grand bol d’air pur… L’étau s’est desserré. L’urgence de réaliser un de ces rêves s’est alors plus que jamais faite sentir. Vivre ! Bouger ! Vivre son rêve !

C’est dans cet esprit que j’ai organisé ce voyage en Islande en hiver. Pour voir une aurore boréale en Islande. Pour réaliser mon rêve. Voici un guide complet pour transformer ce rêve en réalité pour vous aussi.

La magie des aurores boréales en Islande

Le rêve boréal

Les heures défilent durant la journée et l’excitation ne cesse de monter. La nuit arrive et c’est le moment de partir. Rouler d’abord dans les lumières de la ville, puis, peu à peu, rentrer dans la nuit noire, profonde, au milieu de nulle part.

On s’équipe pour lutter quelques heures contre le froid. On plante son matériel. Et on scrute le ciel, tel un chercheur de trésors, en quête de la moindre lueur, du premier signal annonçant son arrivée imminente. Les minutes passent sans même qu’on s’en aperçoive tellement absorbé par notre chasse aux photons. On retourne en enfance où le temps n’existe pas, où ce qui compte, c’est trouver le plus beau coquillage de la plage, suivre la fourmi qu’on a vue passer dans le potager, remplir un trou dans la terre de brindilles jusqu’à ce qu’il soit rebouché….même si le monde s’écroule à côté de nous !

Puis, on y est, elle arrive. Des rideaux de lumière émeraude, rubis et saphir se déploient, palpitent et ondulent en silence au-dessus de nos têtes. Notre regard est scotché à ces aurores boréales. Le rêve devient réalité. On sourit béatement. Nous sommes juste heureux !

Pourquoi l’Islande

Vous avez le choix des destinations pour observer des aurores boréales : Norvège, Suède, Finlande, Islande, Groenland, Canada et Alaska. Pour nous, celui qui cochait toutes les cases, c’était l’Islande :

  • une île posée entre l’Atlantique Nord, la mer du Groenland et la mer de Norvège, parfaitement positionnée pour accueillir un maximum d’aurores boréales
  • des paysages grandioses, sauvages, où la nature a toute sa place, offrant des zones de très faible pollution lumineuse et des décors spectaculaires
  • un cœur ardent qui bat au rythme des volcans
  • une accessibilité : de nombreuses compagnies desservent l’Islande
  • et pour ne rien gâcher, toute une mythologie qui entoure ce pays et ce phénomène

La saison des aurores boréales

Pour que le spectacle lumineux se révèle, une condition est non négociable : l’obscurité. En Islande, la saison des aurores boréales s’étend donc de fin août/début septembre jusqu’à mi-avril. Cette vaste période, couvrant près de huit mois potentiels, vous offre une large marge de manœuvre pour planifier votre séjour.

Le pic d’activité

Bien que la saison soit étendue, certains mois sont statistiquement plus favorables aux aurores boréales, notamment lors des équinoxes :

  1. Octobre et Novembre : Les nuits sont déjà bien longues, mais le froid est souvent plus supportable qu’au cœur de l’hiver.
  2. Février et Mars : Le ciel a tendance à être plus dégagé après le passage des tempêtes hivernales, et l’activité solaire connaît souvent un regain d’activté.

Un autre facteur est important à prendre en compte : le cycle solaire. Pour comprendre l’intensité des aurores, imaginez que le Soleil est un immense moteur qui traverse des périodes de surrégime et de repos. Ce moteur suit un cycle d’activité d’environ 11 ans :

  1. Le Minimum Solaire (Repos) : Le Soleil est calme, il y a peu d’éruptions, et les aurores sont plus rares ou plus discrètes.
  2. Le Maximum Solaire (Surrégime) : Le Soleil s’agite, produisant beaucoup plus de taches sombres, d’éruptions, et de gigantesques « coups de vent solaire ». Ces vents sont la matière première des aurores boréales ! Les agences comme la NASA et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) surveillent ces taches quotidiennement pour prédire l’arrivée du maximum solaire.

Si vous voyagez pendant cette période de maximum solaire, vous maximisez vos chances de voir non seulement des aurores, mais des spectacles d’une intensité rare.


Il est vital de rappeler un point essentiel : le phénomène est entièrement lié à l’activité solaire. Il est donc par nature imprévisible. Même au pic de la saison, une faible activité solaire ou un ciel couvert peuvent ruiner une semaine d’attente. Votre voyage devra toujours inclure une bonne dose de flexibilité et, avouons-le, un peu de chance !

L’heure de l’observation : La fenêtre magique

L’activité des aurores boréales n’est pas constante :

  • Période de pointe : généralement entre 22h00 et 3h00 du matin (heure locale).
  • Les prémices : L’activité peut commencer timidement dès 21h00, se manifestant d’abord comme un arc verdâtre peu lumineux à l’horizon Nord.
  • L’apogée : C’est le moment où les lumières « dansent » . Cela dure en général pas plus d’une heure ou deux, avant de s’estomper.

Le secret pour assister à de belles aurores boréales : la patience !

La règle

Pour une observation optimale, vous devez viser une zone où le ciel est vierge de pollution lumineuse. Même faible, elle suffit à masquer les aurores peu intenses, les faisant disparaître dans un voile gris. Le premier réflexe doit donc être de s’éloigner au maximum des zones urbaines.

Observer des aurores boréales depuis Reykjavik

Pour notre séjour en Islande, nous avions choisi de rester à Reykjavik. On pourrait se dire : « Mauvaise idée de rester dans la plus grosse ville d’Islande alors qu’il faut fuir toutes les lumières ! »

Même si vous restez au cœur de la capitale, il y a quand même des possibilités d’observer des aurores boréales. Première solution, vous pouvez vous rendre à :

  • Seltjarnarnes : Cette petite péninsule, à l’ouest du centre-ville, est souvent le point de rassemblement des locaux. Éteignez vos feux et installez-vous près du phare pour une vue légèrement plus dégagée sur la mer.
  • Le Parc d’Öskjuhlíð : La colline sur laquelle repose le Perlan peut offrir une perspective légèrement meilleure.

Deuxième solution, vous pouvez opter pour une excursion qui vous emmène hors de Reykjavik, pour maximiser vos chances de vivre ses moments intenses d’aurores boréales au-dessus de nos têtes. Ce fut notre choix. Il existe de nombreuses agences proposant cette sortie comme Reykjavik Excursions by Icelandia, Lilja Tours, Reykjavik Sailors. Les tarifs vont de 60€/pers jusqu’à plus de 200€/pers suivant la taille du groupe principalement.

Les lieux incontournables d’observation des aurores boréales en Islande

Vous avez une voiture de location ou vous vous trouvez en dehors de Reykjavik, l’Islande offre des décors majestueux qui subliment ce moment. La magie est dans le ciel et sur terre. Voici les régions et sites à privilégier pour des photos inoubliables :

  • Le Parc National de Þingvellir : Faisant partie du Cercle d’Or, ce site historique et géologique est relativement proche de Reykjavík (environ 45 minutes de route), mais suffisamment vaste pour garantir une obscurité parfaite. L’intérêt du site ? Des ciels dégagés et l’opportunité de photographier le phénomène au-dessus des failles tectoniques (photo n°1 de la bannière).
  • La Péninsule de Snæfellsnes : Surnommée la « Mini-Islande », cette péninsule concentre une beauté naturelle incroyable. Le spot emblématique est sans aucun doute le Kirkjufell (la montagne « chapeau de curé »), dont la silhouette conique offre un premier plan spectaculaire lorsque les lumières dansent au-dessus de lui (photo n°2 de la bannière).
  • La Région du Lac Mývatn (Nord) : Si votre itinéraire vous mène dans le Nord, cette région est un paradis pour les chasseurs d’aurores. Plus éloignée des touristes, elle offre des spots isolés et peu de pollution lumineuse, souvent avec des formations géothermiques étranges en toile de fond (photo n°3 de la bannière).
  • Le Sud de l’Islande : De Vík à Jökulsárlón : Vous pourrez chasser les aurores sur les plages de sable noir de Reynisfjara (avec prudence) ou, le summum du spectacle, au-dessus du lagon glaciaire de Jökulsárlón. Imaginez la Dame Verte se reflétant sur les icebergs scintillants… (photo n°4 de la bannière).
Carte Islande Aurores boréales

Que vous choisissiez d’organiser vous-même votre sortie ou que vous passiez par une agence, le succès de votre chasse aux aurores boréales dépendra de deux facteurs scientifiques principaux qui sont à surveiller de près avant et pendant votre voyage : l’activité solaire et la météo terrestre.

L’indice KP

L’outil de prédiction le plus important est l’Indice KP (pour K-index Planétaire). Il s’agit d’une échelle de 0 à 9 qui mesure la perturbation du champ magnétique terrestre causée par le vent solaire.

  • KP 0 à 1 : Activité très faible. Les aurores sont invisibles ou très discrètes.
  • KP 2 à 3 : Activité modérée. C’est le seuil minimum pour avoir de bonnes chances de voir les aurores boréales en Islande, surtout dans les régions les plus au Nord.
  • KP 4 à 5 : Activité élevée. L’aurore est souvent visible à l’œil nu et très colorée.
  • KP 6 et plus : Tempête géomagnétique. Cette intensité peut rendre les aurores boréales visibles depuis des pays beaucoup plus au sud (comme la France ou le Royaume-Uni). En Islande, cela garantit un spectacle impressionnant.

Le conseil du guide :

Visez un KP de 2 minimum. N’annulez jamais une chasse pour un KP faible (2 ou 3), car de petits pics d’activité peuvent survenir. Cependant, un KP de 4 ou 5 est souvent synonyme de succès garanti.

Le facteur météo

Même si le Soleil envoie le vent parfait (un KP élevé), vous ne verrez rien si les nuages vous bloquent la vue. En Islande, la météo change à la vitesse de l’éclair, rendant la surveillance du ciel cruciale.

La chasse à l’aurore boréale est donc avant tout une chasse aux trous dans les nuages. Consultez les prévisions météorologiques islandaises qui proposent une carte de la couverture nuageuse.

Stratégie :

Si Reykjavík est nuageux, regardez où les nuages se dispersent (souvent vers le nord-est ou le sud-ouest). C’est là que vous devez vous diriger. Parcourir 50 km peut faire toute la différence entre le noir total et un ciel étoilé.

Les outils indispensables à télécharger

Pour vous aider dans votre quête d’aurores boréales, il existe des applications bien utiles :

  • prédiction d’aurores boréales (ex: My Aurora Forecast ou Hello Aurora) : Ces applications vous donnent le KP en temps réel et les probabilités d’observation pour les prochaines heures ou les prochains jours. C’est votre GPS géomagnétique.
  • si vous souhaitez regarder ces prévisions d’aurores boréales sur votre ordinateur, c’est tout à fait possible avec le site Space Weather Live. Il fournit des données en temps réel sur l’activité solaire et magnétique, ainsi que des prévisions aurorales. Le site propose aussi des alertes : on peut s’abonner pour recevoir des notifications pour différents types d’événements de météo spatiale (aurores, éruptions solaires, tempêtes géomagnétiques, etc.).
  • Application météo locale de prévisions nuageuses (Veður) : L’Office Météorologique Islandais (Veðurstofa Íslands) met à disposition une carte dynamique qui montre la couverture nuageuse sur toute l’île. Elle est particulièrement utile pour suivre son évolution en temps réel, ce qui est essentiel pour la chasse aux aurores boréales.

Indispensables pour chasser les aurores boréales

  • Éloignez-vous des sources lumineuses
  • Soyez mobile pour aller là où le ciel est dégagé
  • Privilégiez les endroits très dégagés pour profiter du spectacle sans être perturbé par un obstacle
  • Patience et Persévérance. L’aurore boréale est capricieuse. Il y a toujours une part d’incertitude !
  • Couvrez-vous et préparez un thermos de boisson chaude car vous allez devoir attendre de longues heures dans un froid intense
  • Emportez avec vous plusieurs batteries car elles se déchargent vite dans le froid !

La beauté des aurores boréales se mérite. Attendre sous le ciel noir d’Islande, où le temps semble suspendu, est une expérience en soi. Cependant, pour que l’émerveillement ne soit pas gâché par le froid, il faut se préparer à affronter les conditions extrêmes du climat arctique. Le vent islandais est particulièrement piquant, capable de pénétrer les vêtements les moins isolants. Aussi, ayant moi-même vécu cette expérience et étant assez frileuse, voici la méthode que j’utilise pour être parée à affronter le froid !

Des vêtements pour défier le froid arctique

Quels vêtements ?

Le secret pour défier le froid, que ce soit en Islande ou ailleurs, réside dans le système des trois couches :

Couche 1 (Base – La peau) : elle doit être thermique et respirante. Elle évacue l’humidité pour vous garder au sec. Les meilleures matières sont la laine mérinos ou certains tissus synthétiques. Pour moi, je fais confiance à des marques comme Icebreaker (ma préférée) ou Helly Hansen.

  • Icebreaker : créée en Nouvelle-Zélande par Jeremy Moon, elle s’est imposée comme pionnière dans l’utilisation de la laine mérinos, une fibre naturelle, douce, respirante, régulatrice de température, résistante aux odeurs. Cette marque a un engagement durable fort (fabrication éthique et traçabilité des matières premières; Réduction continue de l’usage du plastique et des fibres synthétiques; Approvisionnement responsable en laine mérinos auprès d’éleveurs néo-zélandais).
  • Helly Hansen : fondée en 1877 à Moss (Norvège) par le capitaine Helly Juell Hansen et son épouse; elle s’est imposée comme une référence mondiale dans l’équipement outdoor (voile, ski, randonnée, travail en conditions extrêmes) avec des technologies de pointe comme Helly Tech® : membranes imperméables et respirantes, comparables au Gore-Tex ou encore Lifa® : première couche technique en fibres hydrophobes, idéale pour garder le corps au sec

Couche 2 (Isolation – La chaleur) : Chaude (polaire, doudoune en duvet d’oie ou synthétique). Elle retient la chaleur corporelle. Pour ma part, j’utilise des polaires ou doudounes des marques Géographical Norway, Patagonia ou Arc’teryx. Si vous souhaitez acheter local, les marques islandaises comme 66°North ou Cintamani sont conçues pour ce climat.

  • Géographical Norway : marque du groupe français Artextyl, créée pour l’univers outdoor mais inspirée par l’imaginaire scandinave. Ce sont des vêtements accessibles et robustes.
  • Patagonia : pionnière du développement durable, elle utilise des matériaux recyclés, encourage la réparation et le réemploi, et consacre une partie de ses bénéfices à la protection de l’environnement. Certes plus onéreuse, mais portée par un engagement fort.
  • Arc’teryx : marque canadienne, inspirée par l’archaeopteryx (oiseau préhistorique symbole d’évolution), avec une obsession pour la performance et la durabilité. Il faut être clair, c’est une marque premium.

Couche 3 (Protection – Le bouclier) : Imperméable et coupe-vent (en Gore-Tex ou équivalent). Elle vous protège de la pluie, de la neige et surtout du vent. C’est la couche la plus importante en Islande.

Où acheter à Reykjavík ?

Si votre équipement n’est pas suffisant ou si vous avez envie d’acheter local une fois en Islande, voici où trouver les marques locales :

  • 66°North : La boutique phare se trouve sur la rue commerçante Laugavegur (au numéro 17). Une autre grande boutique est située dans le centre commercial Kringlan.
  • Cintamani : Vous trouverez cette marque spécialisée dans les vêtements d’extérieur sur Laugavegur ou dans le centre commercial Smáralind.

Les accessoires

  • Des bottes d’hiver chaudes et imperméables (type Sorel, Kamik ou équivalent, avec une bonne semelle antidérapante), car avoir les pieds au sec et au chaud lorsqu’on attend longtemps dans le froid est primordial.
  • Des gants ou mitaines doublés que vous pouvez facilement retirer pour manipuler votre appareil photo (pensez aux gants tactiles). J’ai investi dans une paire de gants chauffants mais, je dois le dire, j’ai été déçue du résultat. C’est très cher, ils sont très imposants car ils intègrent une batterie et limitent considérablement les mouvements.
  • Un bonnet épais couvrant les oreilles. Pour ma part, je préfère encore utiliser la technique du multicouche : un premier bonnet en laine mérinos, puis un second bonnet avec un intérieur polaire et un extérieur en laine.
  • Thermos réconfortant : Au-delà du café ou du thé classique, préparez-vous une boisson très locale comme le Kakó Súpa ou le Heitt Súkkulaði.
  • Collations énergétiques et sucrées : Pour un apport local, emportez des snúðar (sorte de roulés à la cannelle glacés) ou autres pâtisseries islandaises pour un coup de pouce sucré.

Où trouver les meilleurs Snúðar à Reykjavík ?

Sandholt Reykjavik islande
  • Brauð & Co : Célèbre pour ses pains au levain et ses snúðar bio, leur magasin sur Frakkastígur (proche de l’église Hallgrímskirkja) est un incontournable.
  • Bakarí Sandholt : Située sur Laugavegur, cette boulangerie est une institution pour ses pâtisseries et son ambiance chaleureuse. Ce fut notre adresse préférée durant notre séjour en Islande. On n’est pas gourmand du tout !

Le matériel photo pour photographier des aurores boréales

Figer ces draperies lumineuses est un défi passionnant. Un simple téléphone portable ne suffit pas (sauf pour les modèles très récents et très performants). Voici ce dont vous avez besoin et les réglages essentiels.

Le matériel photo indispensable et ses caractéristiques

MatérielCaractéristique TechniquePourquoi
Appareil PhotoReflex ou Hybride, avec mode Manuel (M)Permet un contrôle total des ISO, de l’ouverture et du temps de pose (la vitesse d’obturation pourra varier de 5 à 10 secondes si l’aurore est très lumineuse et active, et 20 à 25 secondes si l’aurore se déplace lentement), essentiel pour les sujets en très basse lumière.
ObjectifGrand Angle (10mm à 30mm) et Grande Ouverture (entre f/2.8 et f/1.4)Le grand angle est nécessaire pour capturer l’arc complet de l’aurore ainsi que le paysage islandais. La grande ouverture (f/2.8, f/1.8 ou f/1.4) capte un maximum de lumière en un minimum de temps, réduisant le temps de pose.
TrépiedSolide, léger, avec une bonne tête à rotuleAbsolument obligatoire. Le vent en Islande est fort. Il doit maintenir l’appareil parfaitement immobile pendant des poses longues (5 à 20 secondes) pour éviter tout flou de mouvement.
AccessoiresBatteries supplémentaires, Lampe frontale à lulière rouge Le froid arctique décharge les batteries très rapidement. La lumière rouge permet de voir sans altérer votre vision nocturne ni celle des autres photographes.

Les réglages essentiels pour réussir sa photo

Mise au point (Focus) : Réglez votre objectif sur la mise au point manuelle (MF). Tournez la bague de mise au point à l’infini (∞). Il est souvent plus facile de faire cette mise au point sur une étoile lointaine avant que l’aurore n’apparaisse. Ne faites jamais confiance à l’autofocus dans l’obscurité.

Ouverture (Aperture) : Réglez l’ouverture au maximum. Utilisez le plus petit nombre « f » possible (ex: f/2.8, f/1.8).

Sensibilité (ISO) : Commencez entre ISO 800 et ISO 1600. Si l’aurore est faible, vous pouvez monter jusqu’à ISO 3200. Mais il faut savoir que plus vous augmentez l’ISO, plus l’image sera lumineuse, mais au détriment de la qualité (bruit numérique).

Temps d’exposition (Shutter Speed) : C’est le réglage clé pour faire de belles photos d’aurores boréales.

  • Aurore boréale faible et lente : 15 à 20 secondes.
  • Pour une aurore boréale brillante et rapide (avec des formes nettes) : 3 à 4 secondes.

Ces instants sont uniques alors faites plein d’essais de réglage différents sur place et une fois à la maison, triez vos photos !

Astuce pratique : N’oubliez pas une lampe frontale rouge ! La lumière rouge n’altère pas votre vision nocturne (vos pupilles restent dilatées), ce qui est crucial pour repérer les aurores à l’œil nu.

L’Islande est un pays d’une grande beauté, mais aussi de forces naturelles puissantes. Pour garantir que votre voyage se déroule sans accroc et que les paysages restent préservés, il est crucial d’adopter des comportements prudents et respectueux.

Sécurité routière : les défis de l’hiver islandais

Si vous choisissez de chasser les aurores boréales par vous-même, cela signifie conduire la nuit, souvent sur des routes isolées et dans des conditions météorologiques imprévisibles. La sécurité routière doit rester votre priorité absolue.

  • Vitesse et glace : Le verglas est fréquent et souvent invisible (le fameux « verglas noir »). Réduisez toujours votre vitesse, même si la route semble dégagée. Les ponts sont les premiers à geler.
  • Le vent : Le vent islandais est célèbre pour sa violence. Il peut atteindre des vitesses impressionnantes, surtout sur les routes dégagées en bord de mer. Maintenez fermement les portières lorsque vous entrez ou sortez du véhicule.
  • Routes F : Les routes F (montagnes et Hautes Terres) sont strictement interdites aux véhicules non 4×4 et sont fermées en hiver. Ne vous aventurez jamais sur une route barrée ou signalée « Ófært » (impraticable).
  • Vérifiez la météo et l’état des routes : Consultez systématiquement l’application dont je vous ai parlé plus haut Vedur pour les alertes météo et Road.is pour l’état actuel des routes avant chaque déplacement. Ne prenez jamais la route si une tempête est annoncée.

En cas d’urgence absolue, rappelez-vous du numéro : 112. Il s’agit du numéro d’urgence unique en Islande (pompiers, police, ambulance).

Respecter la nature islandaise

L‘Islande est un écosystème fragile, et le tourisme de masse a rendu le respect de la nature plus important que jamais. En tant que visiteur, nous sommes responsables de sa préservation.

  • Le principe du Leave No Trace : Cela signifie ne laisser aucune trace de votre passage. Emportez tous vos déchets et ne jetez rien dans la nature.
  • Protection de la mousse : La mousse islandaise, omniprésente et magnifique, met des décennies, voire des siècles, à se développer. Elle est extrêmement fragile. Ne marchez jamais dessus et ne la touchez pas. Restez toujours sur les sentiers balisés ou sur des surfaces rocheuses nues.
  • Ne pas s’aventurer hors-piste : Le hors-piste est interdit, que ce soit en voiture ou à pied, car il cause des dommages durables à la végétation et aux sols volcaniques. Lors de la chasse aux aurores boréales, garez-vous sur des aires prévues ou des accotements sécurisés sans rouler dans les champs.

En suivant ces règles simples, vous assurez la sécurité de votre voyage et contribuez à conserver la beauté sauvage de l’Islande.

Aurore boréale en Islande : un souvenir impérissable

Ce fut un rêve et c’est devenu une réalité.

Assister au ballet des aurores boréales au-dessus de votre tête, dans un ciel étoilé, est absolument fascinant, unique, plein de charme et de poésie. On attend beaucoup mais ce n’est pas grave. Le froid peut venir nous mordre de partout mais on ne s’en aperçoit même pas. Il est des états que seule la contemplation de la nature sait nous faire atteindre avec une telle simplicité.

Je n’ai croisé personne en Islande qui n’a pas été touché par la magie des aurores boréales. Alors, si vous avez l’occasion de vivre ce spectacle, n’hésitez pas une minute !

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